Quelques livres pour bien commencer 2020


Les Boudeuses Paris - Copyright Mathilde Lagarrigue

Quand on est entrepreneur.e, il est assez aisé de se laisser emporter par la pile de tâches à accomplir et ne plus vivre qu'au jour le jour, en perdant complètement de vue pourquoi on s'est lancé au départ. Lire devient alors la dernière chose à faire dans la journée. On a essayé Roxanne et moi de ne pas tomber dans ce travers l'année dernière, et je dois avouer que ça a plutôt bien marché. On s'est beaucoup échangé de livres en 2019, qu'ils soient des romans, des biographiques ou des livres business. Voici nos top 3 respectifs en ce début d'année 2020, en espérant que ces ouvrages vous inspireront autant que nous.



| Roxanne |


Entreprendre c’est, à mon sens, un véritable levier de développement personnel.

En à peine deux ans, j’ai l’impression d’avoir appris à mieux me connaitre, à m’affirmer, à trouver ma place aux côtés de personnes qui me correspondent, me nourrissent et me rendent heureuse. Tous ces changements, ces évolutions se sont surtout faites via de belles rencontres avec des personnes inspirantes et aussi via des lectures qui m’ont marquées et qui m’ont permises d’avancer, de nourrir notre duo avec Mathilde qui devient chaque jour de plus en plus soudé et complémentaire !


L’Alchimiste, Paulo Coehlo


Après avoir entendu parlé du conte philosophique de Paulo Coehlo de nombreuses fois en écoutant des podcasts, je me suis résolue à le lire et je n’ai pas été déçue !


L’Alchimiste est un ouvrage riche en enseignements et je compte bien garder ce bouquin dans ma bibliothèque. C’est le genre de livre à lire et relire à différentes étapes de sa vie et je suis certaine que l’interprétation faite à chaque moment de sa vie n’est pas la même.

Parmi les principes et enseignements, voici ceux qui ont le plus résonné en moi :

  • Vivre, c’est faire de ses rêves une réalité.

Rien n’est impossible, il suffit d’y croire et surtout d’entreprendre les actions nécessaires pour arriver à atteindre son but. Je répète chaque jour que je suis en train de vivre ma meilleure vie, celle dont je rêvais et ça me rend vraiment heureuse. J’envisage chaque journée avec enthousiasme et entreprend chaque chose en me disant que de toutes façons, on n’a qu’une vie alors autant en profiter et faire ce qui nous anime maintenant.

  • Ce n’est jamais l’objectif final à atteindre qui est le plus merveilleux, mais le chemin parcouru pour y arriver.

Bien que ce chemin puisse être semé d’embuches, c’est à travers celui-ci que l’on grandit et que l’on progresse. Avec Les Petites Françaises, on a décidé avec Mathilde de faire évoluer l’entreprise au fur et à mesure, avec les moyens que nous avons sans brûler les étapes en passant par des levées de fonds et nous sommes très fières du chemin que nous avons parcouru jusqu’à présent. En deux ans, nous avons appris tellement de choses sur nous-même et sur la manière de développer une entreprise. Je pense que nous n’aurions pas eu ce même recul et cette même progression si on avait bruler des étapes. Et surtout, on n’aurait pas été si fières et excitées à l’idée de bientôt avoir notre propre local de production :)

  • Nous sommes notre propre frein, notre propre limite tout comme nous pouvons être notre propre moteur. A nous de nous rendre responsable de nos actions !


Une Vie et Cinq Minutes, Catherine Painvin


J’ai découvert la vie de Catherine Painvin grâce au podcast Generation Do It Yourself de Mathieu Stefani et ces 2 heures d’écoute en compagnie de Catherine m’ont totalement scotchées ! L’épisode m’a tellement passionné que j’ai eu envie d’en apprendre plus sur la vie de Catherine Painvin et de lire son autobiographie.


Maman de 5 enfants, fondatrice de nombreuses entreprises telle que la célèbre marque de vêtements de luxe pour enfants Tartine et Chocolat, la vie de Catherine Painvin est absolument incroyable. Dans son livre, Catherine passe en revue toute sa vie personnelle et professionnelle des ses plus grands succès à ses pires échecs en passant par la maladie et l’amour destructeur. Son histoire est une belle leçon de vie qui montre que finalement, on a beau être une personne connue, reconnue, avoir du succès et être médiatisée, cela n’empêche pas d’être humaine, d’avoir des doutes, de faire des erreurs et de traverser des moments difficiles. Rien ne se construit sans effort et c’est cette volonté acharnée et cette soif de vivre que nous partage Catherine.


L’Art de la Victoire, Phil Knight


C’est par hasard que je suis tombée sur ce livre qui retrace les origines de la marque Nike à travers son fondateur Phil Knight. A travers cette autobiographie, on suit le développement de l’entreprise Nike ; les premiers succès mais surtout les échecs et imprévus sur lesquels Phil doit rebondir. J’ai beaucoup aimé ce témoignage, qui montre qu’au-delà des paillettes, l’entreprise Nike n’est pas née du jour au lendemain et qu’il a fallu franchir bien des étapes pour en arriver au succès que tout le monde connait. La persévérance est un des mots clés de la réussite ! Si Phil s’était arrêté aux premiers obstacles rencontrés, Nike n’aurait jamais existé.


Les débuts de Nike ont beaucoup raisonné en moi, avec l’expérience que nous avons vécu avec Les Petites Françaises. Si nous nous étions arrêté aux premières déconvenues avec Mathilde, nous aurions vite arrêté : entre les premières tasses vendues qui n’étaient pas étanches, les premiers colis envoyés où nos biscuits arrivaient cassés, mes parents qui prenaient le projet à la rigolade, etc, des aventures nous poussant à arrêter, on en a eu des dizaines, et pourtant on a persévéré !


En plus de persévérance, je retiendrais aussi de Phil son art de la persuasion. Persuader les clients, les fournisseurs et collaborateurs pour arriver à ses fins est un de ses grands atouts. Le fameux « fake it until you make it » dont il se servait très bien est clairement un des piliers de sa réussite.

J’avais du mal à définir qui j’étais, ou qui je pourrais devenir. Comme tous mes amis, je voulais réussir. Mais je ne savais pas ce que cala signifiait. L’argent ? Peut-être. Le mariage ? Les enfants ? Une maison ? C'étaient les objectifs qu’on m’avait appris, qu’il fallait atteindre mais au fond de moi je cherchais quelque chose d’autre, quelque chose de plus. J’avais la sensation aiguë que la vie était courte, et je voulais que la mienne ait un sens. Qu’elle soit passionnée, créative, importante et par dessus tout différente.
Il est difficile d’inventer un produit, de le fabriquer et d’en faire la promotion mais c’est souvent la logistique et la tuyauterie pour le faire parvenir aux acheteurs finaux qui sont à l’origine d’ulcères et font mourir les entreprises.

| Mathilde |


Je suis une littéraire dans l'âme et j'ai une mémoire visuelle. J'ai donc tendance à ne lire qu'en format papier, d'une part parce que ça fait du bien de couper des écrans, d'autre part parce que j'adore souligner et écrire à même les livres. J'ai tendance à lire assez vite, parfois plusieurs livres en même temps, ce qui m'a souvent empêché de retenir beaucoup d'infos, notamment quand je lis des romans. J'ai tendance à plus me rappeler de comment un livre m'a fait me sentir plutôt que du titre ou de l'auteur.


La solution ultra simple à mon problème : parler du livre autour de moi. Ça m'oblige a le résumer, et bien souvent à m'exercer à défendre la thèse de l'auteur. Une fois que je l'ai lu, je le reprends depuis le début et note sur un carnet (ou une note iPhone) la structure et les citations les plus importantes, avec ce que je peux en retirer pour ma propre vie ou ma propre entreprise. J'aime les livres qui résonnent sur ma vie entière et qui agissent comme de petits électrochocs libérateurs. Ecrire mes réflexions dans un carnet m'aide à les ancrer en moi pour la suite.


Intention, Andrew Wallas


Juliette m'a offert ce livre récemment, et c'était pile ce dont j'avais besoin. Je l'ai dévoré en une journée. Le titre m'a tout de suite parlé, notamment parce que je fais de plus en plus de yoga et de méditation en ce moment, et que le concept d'intention revient souvent.


L'intention, selon Andrew Wallas, est l'origine de tout. C'est une impulsion intérieure qui permet de créer ce que l'on souhaite créer. Mais l'intention n'est pas un but : le but est utile, orienté sur des tâches à accomplir, et donc fait appel au cerveau gauche, celui de la raison. L'intention est plus holistique : elle fait appel aux deux hémisphères du cerveau, la raison et l'intuition.

The greatest lie of the human species is the attractive idea that someone or something outside of ourselves can make us happy.

Andrew Wallas nous invite a assumer l'entière responsabilité de ce que nous sommes et de ce qui nous arrive dans la vie. C'est d'une puissance libératrice sans nom et bizarrement, ça m'a beaucoup soulagée de me rendre compte de ça. Finies les excuses ("pas le temps", "je ne sais pas comment faire", "je n'y arrive pas"), finies les heures passées à être en conflit avec moi-même et avec les autres. Je suis responsable.

The only person or thing that can stop our intuition from becoming reality is ourself.

Ce chemin passe par la méditation, qui est le lieu privilégié de la cultivation de l'intention. Parce qu'avoir une intention (par exemple, prendre soin de soi) ne suffit pas : il faut, comme pour une plante qu'on veut faire grandir, un peu de patience et un peu de soin jour après jour. Il faut donc appuyer sur pause quelques minutes par jour pour se reconnecter à soi et à son corps. Et ça fait drôlement de bien.


Créer une intention suppose d'agir pour cultiver cette intention. Une de mes intentions est de faire plus de yoga, parce que je sais que ça me fait du bien. Je me suis inventé des dizaines d'excuses pour ne pas en faire tout les jours. M'acheter un bon tapis, visible dès que je me lève, a été une bonne action pour soutenir cette intention. Ça ne marche pas à chaque fois, mais c'est un bon début. Parce qu'évidemment, avoir l'intention de faire du yoga ne donnera rien sans un peu de persévérance et de discipline. Parce que chaque action provoque une résistance égale - c'est la loi de Newton. Douter, résister font donc partie intégrante du processus : il ne faut surtout pas nier ou contourner les obstacles. Ce sont eux qui nous permettent de réaffirmer notre intention. Il n'y a pas de solution miracle.

Any process of change requires three simple elements. The first is awareness. [...] The second is decision. [...] The third is discipline.

The 100$ Start Up, Chris Guillebeau


Gagner en liberté, créer plus de valeur, mieux travailler, rester une petite structure. Charmant programme. J'ai adoré cette lecture, ultra rafraichissante et complètement alignée avec ce qui me préoccupait pendant mon bilan de fin d'année : comment me rapprocher de vous, clients et abonnés des Petites Françaises, et comment créer des produits et une expérience qui ont de la valeur pour vous.


J'ai passé toute la lecture à souligner des phrases qui ont résonné fort en moi. En voici certaines, pêle-mêle, qui je suis sûre feront écho chez certain.es d'entre vous :

You already have the skills you need - you just have to know where to look.
I'm running a creativity business, but it's a creativity killer for me to define my whole income on the need to continuously deploy my creativity.

Ecrire, prendre des photos et imaginer des identités sont mes passions. Je les délaisse souvent au profit d'activités bien moins réjouissantes. À moi de leur donner la place qu'elles méritent dans ma vie et mon travail, sans pour autant les étouffer.

Our story is about people who start their own microbusinesses without investment, without employees, and often without much of an idea of what they're doing. They almost never have a formal business plan, and they often don't have a plan at all besides "try this out and see what happens".

On nous demande souvent comment on a financé notre projet, et la réponse est assez simple : on a tout financé toutes les deux, avec un petit pécule de départ. On a acheté de quoi faire nos tasses, on a payé un abonnement pour avoir un nom de domaine et un site internet, on a payé quelques frais administratifs, et c’était parti. Parce qu’on s’est dit que la priorité n’était pas de faire un business plan ou une étude de marché pour un marché qui n’existait pas encore, mais simplement de vendre ces petites tasses, faites main chez nous. Pas besoin de levée de fond, de milliers d’euros, d’investisseurs. On a vendu, et on a réinvesti toutes nos recettes dans l’entreprise, pour pouvoir vous proposer de meilleurs ingrédients, un meilleur packaging, jusqu’à arriver au résultat que vous voyez aujourd’hui.


Accepter de ne pas proposer quelque chose de parfait est super difficile pour tous les entrepreneurs, mais il n’y a que comme ça qu’on avance et qu’on s’améliore, à vos côtés. Puis est venu le temps de la campagne de crowdfunding sur Ulule pour financer notre tempéreuse à chocolat, qui a été un énorme succès et un immense soulagement pour nous. On a pu doubler nos capacités de production d’un coup, ce qui est loin d’être négligeable quand on est entre 2 et 4 personnes en moyenne pour produire des milliers de tasses par mois. On a voulu grandir petit à petit, on a pas mal été dans la débrouille pour tout (encore aujourd’hui d’ailleurs) et franchement ça nous a tellement appris que si c’était à refaire on referait pareil.

Do what makes sense for you, not for someone else.

Le problème de tout entrepreneur : faire plaisir sans pouvoir faire plaisir à tout le monde. Faites confiance à votre intuition.

My feeling of being a successful business owner is based on the quality of life I lead, not the amount of money I earn. I own my business, the business doesn't own me.
Regardless of which path you take, as your project grows in scope, you can find yourself spending all you time responding to things and little time actually creating anything. The solution to this is to focus on working on your business as opposed to in it.

🙌🙌🙌. On commence Roxanne et moi à prendre un peu plus de recul sur cette entreprise que nous avons créée il y a bientôt deux ans, et sur ce projet que l'on porte depuis plus de cinq ans. Et ça fait du bien de se rappeler que nous sommes aux manettes, et que nous sommes responsables de la direction que prendra Les Petites Françaises. Travailler dur oui, subir non.


The 4-hour Work Week, Tim Ferriss


Je ne sais pas pourquoi j'ai mis autant de temps à lire cet ouvrage. Peut-être parce que je croyais qu'il ne correspondrait pas à mes "valeurs" d'entrepreneure, pour qui une semaine de quatre heures ne devrait même pas exister. Et puis je me suis dit que si ce livre avait inspiré tant de gens à tenter l'aventure de l'entrepreneuriat, ce devait bien être pour quelque chose. Je n'ai pas été déçue.


Spoiler : le titre est évidemment un appât, qui marche plutôt très bien puisque The 4-hour Work Week a été vendu a plus de 1,3 million d'exemplaires, dans 35 langues. Rien que ça. Tim Ferriss ne parle absolument pas d'une vie passée dans la pure oisiveté, à attendre que l'argent entre dans notre compte en banque comme par magie. Le thème fondamental du livre est le concept du "lifestyle design", soit la possibilité - et la liberté - de choisir son propre mode de vie. Ce qui suppose de se défaire de beaucoup - beaucoup - de pensées limitantes (le classique 9-18h, l'attente perpétuelle des vacances et le confinement dans un seul lieu de travail...) et d'assumer la responsabilité qui est la nôtre de choisir de vivre la vie que l'on souhaite mener. Parce que c'est trop facile d'attendre, de blâmer les autres ou la société pour notre mécontentement.


Tim Ferriss a créé sa petite recette pour une vie de "New Rich", c'est-à-dire celles et ceux que l'on appelle aujourd'hui les "digital nomads", qui gagnent leur vie via une ou plusieurs activités digitales qu'ils ont créées et qui par définition peuvent travailler de partout dans le monde. Spoiler numéro 2 : entreprendre n'est pas une science exacte. Lire ce livre ne permettra pas de gagner sa vie à tous les coups et de faire des "mini-retraites" (par opposition aux vacances) 6 mois par an sur une plage, une noix de coco dans une main et un ordinateur dans l'autre. On n'a jamais rien sans rien. Cela suppose de se poser les bonnes questions : dans quoi suis-je bon.ne ? Qu'est-ce qui me rend heureux.se ? Quelles sont mes passions ? Puis-je gagner ma vie avec elles ? Ces questions là sont un joli rappel qu'il faut parfois appuyer sur pause pour se concentrer sur l'essentiel : qui nous avons été, qui nous sommes et qui nous voulons devenir.


Quelques principes à garder en tête :

  • Principe de Pareto : 20 % des causes (temps, employés, clients) représentent 80 % des effets (résultats, ventes, productivité). De manière plus holistique : 20% de vos activités, de vos relations, apportent 80% de votre bonheur ou satisfaction. Identifiez-les, et concentrez-vous sur elles.

  • La loi de Parkinson : l'importance perçue des tâches augmente en fonction du temps qui leur est consacré. Note à moi-même : toujours (TOUJOURS) mettre des deadlines quasi impossibles à tenir. Cela permet de ne se concentrer que sur l'important.

  • La répartition par lots : gardez toutes vos tâches ennuyeuses à faire en une seule fois, plutôt que de les laisser vous distraire tout au long de la journée. Par exemple : les mails, à ne regarder qu'une fois par jour, ou la compta ;)

  • Automatiser : tout ce que vous faites de répétitif peut être automatisé. Identifiez ces actions. C'est mon gros chantier en ce moment, pour plus d'efficacité et moins de charge mentale.

Et vous, quels sont les livres qui vous ont marqué.e récemment ? 📚

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